Histoire d’une distillation (janvier 2019)

Bonjour à toutes et à tous,

Il était temps, mais voilà après deux ans et demi, enfin, j’ai (Tristan) pu retourner voir Tahina.

Depuis que nous étions allés avec Cédric de aerodrone-alpes et Sébastien de sayfilms, en juin de 2016 pour tourner le film sur l’ensemble de la production (L’or vert de Madagascar), nous n’avions pas pu financièrement se payer un billet d’avion pour retourner voir Tahina et toute l’équipe. La situation de l’entreprise n’est pas encore stable ni viable et nous ne nous payons pas encore, mais nous progressons. Et nous avons enfin pu me payer un billet d’avion (malheureusement pas deux : pour Teddy).

Grâce à ça, j’ai pu être en direct sur une production de bout en bout qui a été encore une aventure, parce que BETSARA, c’est une aventure et que nous progressons à chaque pas et que nous avons à chaque étape, chaque recoin une nouvelle aventure à écrire.

Pour la petite histoire, cela fait un et demi que Tahina n’a pas pu distiller de l’huile essentielle de ravintsara. Nous louons l’alambic de son voisin quand celui-ci est disponible. Hors le voisin a en 2018 décroché un nouveau contrat avec ses alambics et nous n’avons pas eu accès à ses alambics. Nous avons cherché désespérément à en acheter en juin-juillet de 2018 mais l’affaire ne s’est pas conclue et Tahina n’a pas pu produire de toute l’année 2018.

Fort heureusement, deux semaines avant mon arrivée, Tahina découvre qu’un des alambics du voisin est sur le village et que nous pouvons l’utiliser. Seulement, cette alambic est trop gros et nous ne pouvons pas le déplacer. Nous devions donc trouver une solution pour déplacer les feuilles de 7 km. Le voisin a un camion, mais il est tombé en panne trois jours avant la distillation. Tahina, après avoir retourné le village, a trouvé une solution coûteuse mais efficace de louer un camion à Fianarantsoa.

Après quelques péripéties, nous avons donc enfin pu faire la distillation. Cela nous soulage et nous dépanne, d’autant plus que cette année la saison des pluies est extraordinaire. Nous allons avoir une huile très bien et certainement très puissante.

Cependant, nous ne sommes pas « sortis de l’auberge », parce que cette alambic s’en va aussi sec. Il nous faut nous procurer rapidement un autre alambic. Tahina a trouvé le moyen de s’en faire fabriquer un pour 3000€. Seulement, il nous faut trouver les montants pour le faire, ce qui est une énorme somme à Madagascar. De plus, à Madagascar, les banques prêtent difficilement et à des taux très cher. Nous sommes donc en train de chercher d’autre moyen de financement. Nous souhaiterions d’ailleurs agrandir un peu la plantation et peut-être lancer une production de Saro (la petite soeur du ravintsara) qui serait un super complément du ravintsara (plus accessible pour les enfants).

En parallèle, nous en avons profité pour fêter ensemble le prix « meilleur produit bio de l’année » avec toute l’équipe. Tout le monde était très content de cette reconnaissance, ça nous a tous fait du bien.

Je vous ai compilé dans une petite vidéo différentes vidéos de mon voyage, où vous retrouvez différentes partie de la récolte, du transport, des traditions, de la distillation, de l’huile essentielle, de la fête, de l’ambiance dans l’équipe. Je vous laisse en profiter.

Vous trouverez en dessous de cette vidéo, la vidéo des remerciements de Tahina à toute la communauté occidentale et notamment à ceux qui lui ont permis d’avoir cette distinction qui nous a fait beaucoup de bien et nous a permis de tenir moralement face à la tempête que nous traversions en 2018.

Je vous préviens, je ne suis pas un vidéaste, donc les transitions sont pas top :

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