« Analyse disponible sur demande. » C’est la formule qu’on lit sur beaucoup de sites d’huiles essentielles.
Elle a l’air rassurante. Elle ne l’est pas. Une preuve qu’il faut demander est une preuve filtrée : quelqu’un décide quel document vous envoyer, pour quel lot, et quand. Une preuve publiée, elle, est là avant votre question, pour tout le monde, sans tri.
Nous avons choisi la seconde option. Voici ce que ça veut dire concrètement, et ce que ça nous coûte.
Ce que nous publions
L’analyse chromatographique de nos lots. En clair, en PDF, sur notre page Transparence et Qualité. Sur le lot HEREFMAID22, analysé par le Laboratoire Pyrenessences : 56,95 % de 1,8-cinéole, 12,84 % de sabinène, 7,37 % d’α-terpinéol. Pas une fourchette commerciale du type « 50 à 70 % ». Le chiffre du lot.
Le numéro de lot sur l’étiquette. Avec la date de distillation. Vous pouvez relier le flacon que vous tenez à l’analyse correspondante.
La plantation en vidéo. Pas des images d’illustration achetées en banque d’images : nos parcelles à Sahambavy, notre alambic, nos récolteurs, filmés sur place par Tahina. Y compris quand la lumière est mauvaise et que le cadre bouge.
L’origine précise. Sahambavy, Hauts Plateaux de Fianarantsoa, environ 1 200 mètres d’altitude. Pas « Madagascar », qui couvre 587 000 km² et toutes les altitudes.
Nos certifications, avec les bons numéros. FR-BIO-15, organisme certificateur Alpes Contrôles pour le végétal. Nature & Progrès sur la gamme cosmétique. Homologation biocide pour le spray assainissant.
Ce que la transparence nous coûte
Publier engage. C’est précisément l’intérêt de la démarche, et son prix.
Un chiffre publié ne peut plus être arrondi dans le bon sens. Quand un lot titre à 56,95 %, nous écrivons 56,95 %, pas « près de 60 % ». Quand une saison est moins bonne que la précédente, ça se voit dans l’analyse suivante. Nous ne pouvons plus raconter que tout est toujours parfait, parce que le document est en ligne.
Publier les images brutes de la plantation, c’est aussi accepter que Madagascar ressemble à Madagascar : des pistes en terre, du matériel qui n’est pas neuf, des gens qui travaillent dur. C’est moins vendeur qu’un visuel de studio. C’est vrai.
Nous acceptons ce coût parce que la transparence est le seul argument qu’une petite structure peut opposer à des budgets marketing sans commune mesure. Nous ne pouvons pas gagner à la puissance de communication. Nous pouvons gagner à la vérifiabilité.
Comment auditer n’importe quelle marque en cinq minutes
Voici la grille que nous vous invitons à appliquer à toutes les marques de ravintsara, y compris la nôtre.
- Le chémotype est-il chiffré ? Un pourcentage réel de 1,8-cinéole, pas une fourchette large.
- L’analyse est-elle consultable sans rien demander ? Si elle est « sur demande », demandez-la et regardez le délai de réponse.
- Le lot est-il identifiable ? Numéro et date de distillation sur l’étiquette.
- L’origine est-elle géographique ou nationale ? Un lieu et une altitude, ou juste un pays.
- Les images sont-elles les leurs ? Une recherche d’image inversée règle la question en trente secondes.
- Le laboratoire est-il nommé ? Une analyse sans nom de laboratoire ni date ne vaut rien.
Six questions. Très peu de marques répondent oui aux six. C’est ce qui rend la grille utile.
Une entreprise engagée, ça se vérifie
« Engagé » est un mot que tout le monde s’attribue. Il ne veut rien dire tant qu’il n’est pas adossé à des éléments contrôlables : un certificat avec un numéro, une analyse avec un laboratoire et une date, un lieu avec des coordonnées, une filière avec des noms.
Nous préférons ce registre-là aux déclarations d’intention. Il est plus exigeant, plus lent, et beaucoup plus difficile à copier.
Foire aux questions
Pour aller plus loin : la page Transparence et Qualité, les 7 critères de qualité d’un ravintsara, ou ce que signifie être producteur direct.
Tristan & Tahina, BETSARA — producteur direct de ravintsara bio, Sahambavy, Madagascar.